166 000 décrocheurs, réaction de SOS Éducation

Communiqué de presse – 18 avril 2011

Les 166 000 décrocheurs doivent d’abord apprendre à maîtriser le français

Ces jeunes dans la majeure partie des cas vivent négativement l’école car ils ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture. Cette situation les pénalise lourdement dans leur scolarité.

« Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas suivre, c’est qu’ils ne peuvent pas suivre. Ces jeunes décrochent parce qu’ils sont en situation d’échec scolaire depuis des années. Ils ne maîtrisent pas les bases et très vite ils s’ennuient à l’école car on ne leur a pas donné les moyens de pouvoir suivre » souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

Il est impératif, pour l’association et ces 80 000 membres, de donner à ces jeunes une nouvelle occasion de maîtriser la langue, en passant par un apprentissage reposant sur la méthode syllabique. Cette méthode utilisée dans les cabinets d’orthophonie quand la personne éprouve des difficultés, s’avère particulièrement efficace pour reprendre les bases.

Pour les membres de SOS Éducation, cette nouvelle préoccupation du Ministre doit impérativement s’accompagner d’un plan de prévention dans toutes les écoles. Cette prévention consiste à permettre à chaque enfant de six ans d’apprendre à lire et à écrire correctement pour lui donner les moyens par la suite de suivre une scolarité normale.

Le Ministre peut y arriver en imposant la méthode syllabique au CP. La Grande-Bretagne est en train de le faire et obtient des résultats qui dépassent ses espérances notamment auprès des populations les plus défavorisées.

Témoignages
2 Reponses de “166 000 décrocheurs, réaction de SOS Éducation”
  1. Anne Bastien dit :

    Mon grand-père, ancien instituteur et directeur d’école primaire entre les années 1950 et 1970, avait une classe d’enfants de CP qui savait lire avant Noël. Ces enfants avaient le goût pour la lecture et lisaient sans modération.

    Le plus dramatique avec la méthode globale ou semi-globale, est que cet illettrisme qui en découle se répercute non seulement sur l’enseignement du français, mais aussi sur le reste des matières enseignées : histoire, géographie, sciences naturelles, mathématiques et autres.

    C’est l’ensemble de l’enseignement qui en est affaibli et dont nos élèves n’ont malheureusement plus « accès » malgré le dévouement sincère des enseignants.

    Aujourd’hui, nos enfants et les jeunes adultes ne lisant plus, n’ont plus accès à la découverte de la culture générale.

    Ceci explique peut-être l’appauvrissement intellectuel de l’ensemble de la population ou la « paraisse » de certains de lire ou de comprendre de vrais sujets d’information autres que les faits divers dont nous sommes inondés.

    Aussi, l’utilisation « moderne » des SMS ou texto en langage « codé » par nos jeunes serait une forme d’échappatoire face à la problématique de la maîtrise de l’écrit du français à laquelle ils sont malgré eux confrontés.

  2. MAUDET dit :

    Il me semble exagéré de dire que LES syndicats défendent la méthode globale. Personnellement, j’ai milité longtemps à la CFDT et je ne me souviens pas avoir vu que ce syndicat défendre l’une ou l’autre méthode.
    Ceci dit, si j’avais un enfant en âge d’apprendre à lire, je préfèrerais pour lui la méthode syllabique qui me paraît plus sécurisante.

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