Les experts plébiscitent la méthode syllabique

Les travaux des chercheurs spécialistes des questions d’apprentissage de la lecture démontrent que les méthodes à départ global sont moins efficaces que celles enseignant systématiquement le décodage, tout particulièrement pour les enfants les plus fragiles.

Un consensus de la communauté scientifique :

  • Roger Wolcott Sperry, neurophysiologiste et prix Nobel de médecine montre que les mots ne peuvent être assimilés à des images. La méthode syllabique contribue à construire des circuits structurés. Les méthodes globales, au contraire, introduisent l’anarchie dans les connexions cérébrales.
  • Docteur Ghislaine Wettstein-Badour, spécialiste de l’apprentissage de la lecture : « Les méthodes globales ainsi que semi-globales se situent aux antipodes des attentes du cerveau ». « De très nombreux enfants sont irrémédiablement condamnés à l’échec parce que les pédagogies qu’on leur impose pour apprendre à lire sont contraires aux exigences du fonctionnement cérébral ».  Auteur du livre « Bien parler, bien lire, bien écrire », elle a démontré que la méthode globale, même sous sa forme atténuée (semi-globale) nuit au développement de l’intelligence de l’enfant. Elle stimule uniquement sa mémoire visuelle, au détriment de sa capacité d’analyse.
  • Stanislas Dehaene, membre de l’Institut, professeur au Collège de France, directeur de l’unité INSERM-CEA : « La méthode globale est une erreur gravissime ».  « On sait aujourd’hui que la méthode globale ne fonctionne pas. Revenir en arrière sur ce point sous prétexte d’expérimenter ou d’exercer sa liberté d’enseignant serait criminel. »
  • Liliane Sprenger-Charolles, psycho-linguiste : « les enfants qui décryptent le mieux au départ apprennent plus vite et mieux ensuite ; le décodage est la condition sine qua non de l’apprentissage de la lecture. »