Les responsables

La question que se pose naturellement un parent en prenant conscience du piège et du danger de la méthode globale est de savoir pourquoi la méthode syllabique a été abandonnée par les autorités scolaires.

Bien entendu, les syndicats enseignants expliqueront que c’est parce que la méthode syllabique ne marchait pas.

En réalité, il s’agit ici de raisons purement idéologiques.

Les syndicats ont un projet politique. Pour eux, l’école doit servir à instaurer une égalité de fait entre les élèves, quel qu’en soit le prix à payer pour y arriver, y compris si cela doit se faire en nivelant vers le bas. La méthode de lecture est pour eux un moyen – parmi d’autres – de parvenir à ce but.

La méthode globale, faussement égalitaire

La méthode globale consiste à faire « photographier » des mots aux enfants qui lisent ensuite par reconnaissance visuelle et non par déchiffrage, ce qui est censé favoriser leur autonomie et les aider à se libérer de l’autorité des enseignants (et des adultes).

De plus, la méthode globale permet, selon eux, de mettre tous les enfants sur un pied d’égalité. Les enfants qui ont appris leurs lettres à la maison (en jouant avec des aimants sur le réfrigérateur, par exemple), n’ont plus aucun avantage sur les autres.

En réalité, aucun de ces arguments ne tient.

Un enfant ayant déjà des difficultés avec les méthodes traditionnelles (et éprouvées !) en rencontre de nouvelles et bien plus graves avec la méthode globale.

Ainsi, Roger Wolcott Sperry, Prix Nobel de médecine démontre que les mots ne peuvent être en aucun cas assimilés à des images. La méthode syllabique, pour les enfants en difficulté, contribue à construire des circuits structurés contrairement aux méthodes globales qui introduisent l’anarchie dans les connexions cérébrales.

Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France renchérit : « la région cérébrale spécialisée pour la lecture ne fonctionne pas par reconnaissance globale du mot ».

Liliane Sprenger-Charolles, psycho-linguiste ajoute : « les enfants qui décryptent le mieux au départ apprennent plus vite et mieux ensuite ; le décodage est la condition sine qua non de l’apprentissage de la lecture. »

L’ensemble de la communauté scientifique nie les impacts positifs de la méthode globale. De plus, cette méthode vendue comme « naturelle » par les pédagogistes de l’Éducation nationale est artificielle puisqu’il est scientifiquement démontré que les images et les mots ne sont pas traités par la même zone du cerveau.

Les enfants qui prennent du retard dès leurs premières années de scolarisation sont handicapés pour le reste de leur formation. Ainsi, en voulant abolir les inégalités, les syndicalistes les ont renforcées.