Les débats de l’éducation

Dysorthographies au collège

Comment combattre l’illettrisme : appréciez la démarche étonnante de ce professeur de français en ZEP.

Les résultats, mesurables, de son atelier prouvent qu’il n’y a pas de fatalité.

Cette étude n’est ni un plaidoyer, ni un réquisitoire mais le témoignage d’un professeur qui souhaite, grâce à l’école, que nos enfants apprennent réellement à lire et à écrire.

Ses recommandations reposent d’abord sur son relevé d’expériences. Marc-Olivier Sephiha est professeur de français au collège depuis cinq ans.

À son arrivée à l’Éducation nationale, il s’attendait à avoir des élèves écrivant en mode texto, maîtrisant mal l’orthographe et la grammaire, mais ce qu’il a découvert est beaucoup plus grave.

95% de ses élèves au collège font des erreurs sur le son des lettres et aussi difficile soit-il de l’avouer, 30% sont, au sens propre, illettrés.

D’où vient le problème ? Que pourrait-on faire de mieux ?

Il a choisi de pousser l’enquête un cran plus loin et de demander à ses élèves comment ils ont appris à lire. Dans ses classes, seuls les élèves qui ont pu bénéficier de méthodes alphabétiques s’en sortent.

Format : Étude A4 de 56 pages

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Témoignages
Une Reponse de “Les débats de l’éducation”
  1. BANNIARD dit :

    Mon témoignage date des années…40 du siècle précédent. C’est celui de ma mère, institutrice -comme on disait – alors dans une école parisienne, et chargée de 60 élèves de CP. « Lorsque l’Inspecteur primaire qui m’ inspectait m’a demandé avec sévérité : « Quelle méthode de lecture utilisez-vous, madame ? », au lieu de « La méthode globale »qui était la réponse qu’il attendait, j’ai dit : « Toutes, Monsieur l’Inspecteur ». Je ne crois pas inutile de préciser que ce « Toutes » comprenait , outre la méthode syllabique, la méthode phono-mimique dont elle avait découvert les effets bénéfiques sur certains des enfants qui lui étaient confiés ; et d’ajouter qu’à la fin de l’année ses 60 élèves savaient lire, ce qui explique leur nombre élevé, les parents du quartier demandant que leur enfant soit inscrit dans sa classe.

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