Mis en examen pour s'être

défendu contre un ÉLÈVE !!

 

Solidarité avec le professeur agressé à Juvignac.

Cher collègue,

Merci de signer de toute urgence la pétition ci-jointe de SOLIDARITÉ avec cet enseignant MIS EN EXAMEN à Montpellier.

Lundi soir, vers 23 heures, un de ses élèves, cagoulé, ganté et armé d'un pistolet s'est introduit chez lui à Juvignac, dans l'Hérault.

Il a obligé notre collègue à se coucher par terre, avec sa femme et son fils, puis les a aspergés d'essence et les a menacés de les IMMOLER sur place.

Alors que l'élève frappait à coup de crosse sa femme qui tentait de se relever, cet enseignant, dans un acte héroïque, a réussi à se redresser, à le désarmer, et à l'immobiliser avec une clé de bras. Mais comme l'agresseur se débattait, le professeur a été obligé d'augmenter la pression, ce qui lui a comprimé la poitrine et a provoqué un arrêt cardiaque.

A leur arrivée, les policiers découvrent l'agresseur à terre, mort... et embarquent le PROFESSEUR !!

Il est aussitôt déféré devant le parquet et MIS EN EXAMEN pour homicide VOLONTAIRE.

EST-CE QUE  VOUS VOUS RENDEZ COMPTE DE CE QUE CELA SIGNIFIE ???

Qu'il y ait enquête judiciaire et interrogatoire pour savoir ce qui s'est passé, je le conçois très bien.

 

Mais pour homicide volontaire, c’est totalement intolérable !

C'est lui qui est aujourd'hui poursuivi, qui a dû prendre un avocat, et qui va bientôt se retrouver devant les juges.

Pire encore, on vient de l'apprendre, il ne s'agissait pas d'un simple cambriolage car l'agresseur était en fait un de ses ÉLÈVES.

Selon le Figaro et le Midi Libre, l'élève serait venu là pour se VENGER d'avoir reçu une MAUVAISE NOTE !!!

Mais jusqu'où allons-nous supporter d'être traités comme ça  ?!

Nous devons manifester une solidarité sans faille avec ce collègue, exiger que toute poursuite soit suspendue.

 

Dans un monde qui tournerait rond, un acte aussi héroïque ne serait pas sanctionné mais, au contraire récompensé !!

C'est pourquoi je vous demande de signer de toute urgence la pétition ci-jointe à Nicolas Sarkozy, à la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, et à Luc Chatel, ministre de l'Education nationale.

Je compte sur vous pour participer immédiatement et faire participer tous les collègues que vous connaissez. C'est extrêmement urgent.

Cet élève âgé de 27 ans avait déjà été condamné à trois reprises, dont deux fois pour violences.

Selon les journaux, il serait allé trouver ce professeur en décembre dernier pour une mauvaise note, qui risquait de l'empêcher d'avoir son diplôme.

L'enseignant aurait alors refusé de lui changer sa note. Et voilà que,dix mois plus tard, l'élève débarque en pleine nuit, cagoulé, au domicile de son professeur, avec trois litres d'essence dans son sac et une arme !

Voilà que, pour se venger de sa mauvaise note, il n'hésite pas à tenter d'immoler par le feu ce professeur, sa femme et son enfant !!

Mais qui aurait pu imaginer, il y a seulement quinze ans, que les professeurs qui refusent de se montrer laxistes risqueraient un jour d'être MENACES DE MORT  par leur élèves, et POURSUIVIS PAR LA JUSTICE ??

Si nous déclenchons une vague nationale de protestation, nous pouvons obtenir une intervention au plus haut niveau pour suspendre immédiatement toutes les poursuites contre ce professeur.

Avec l'association SOS Education, nous avons déjà pris des contacts, mais le gouvernement attend manifestement de voir quelles vont être les réactions dans l'opinion.

Je vous remercie de votre acte de solidarité avec notre collègue. Vous pouvez cliquer ici pour signer la pétition de soutien.

David Barbaud

Professeur d'histoire-géographie

Gisors

PS : je reçois à l'instant ce témoignage qui a été publié le 22 octobre dans le Midi Libre. Le professeur témoigne :

« Il nous a demandé s’il y avait quelqu’un d'autre dans la maison. J’ai répondu que mon fils de 11 ans se trouvait en haut. Il lui a dit de descendre, puis de se coucher lui aussi par terre. L'homme n'arrêtait pas d'insulter ma femme. Il nous a demandé si on avait de l'argent. Je lui ai dit que non, mais qu'il y avait quelques bijoux et des ordinateurs. A un moment, il nous a dit : "Si tout ne se passe pas bien, je repars avec un organe !" Puis il a pris une bouteille et nous a aspergés d’essence tous les trois en disant : "J’ai un briquet. Si vous bougez, je vous brûle." On a commencé à paniquer. Mon fils pleurait car il avait de l’essence plein les yeux et les oreilles. Moi, je n’y voyais plus rien. Mon épouse a vu alors que l’homme commençait à sortir des cordes de son sac. Elle a pensé que c’était le moment de tenter quelque chose, car à partir du moment où on était couvert d’essence et attachés, il n’y avait plus aucune issue. Elle a commencé à se relever, mais il lui a envoyé un violent coup de pied dans la tête. Je me suis rué sur lui, je l’ai déstabilisé, j’ai saisi le poignet droit dans lequel il avait son arme, et comme il portait des gants de laine, le pistolet lui a échappé. Je l’ai fait tomber et je l’ai immobilisé. Dans la lutte, son pull est remonté sur sa tête, par-dessus sa cagoule. Il n’y voyait plus rien. Je l’ai maintenu à terre, allongé sur le dos. Ma femme en a profité pour s’enfuir et appeler à l’aide. »